2017 année du Coq… mais que signifie t’il ?

Le Coq annonce l’aurore et chasse les démons

Le Singe quitte la scène, entre le Coq. Dixième animal du zodiaque chinois, il présidera à la nouvelle année lunaire chinoise, qui commencera le 28 janvier.

Ce Nouvel An chinois est une période de fêtes et de copieux diners. Si le poulet est au menu, le coq ne l’est surtout pas. On ne tue ni ne mange de coq au Nouvel An. Ce serait défier le destin, car cet animal est hautement bénéfique. Il a la vertu très recherchée d’éloigner les démons et de chasser le mal. Plutôt que de l’égorger, on le peint ou on l’imprime en gravure sur bois et on le colle sur sa porte. Et aucun diable malfaisant ne se risquerait alors à la menace de ses griffes et de ses coups de bec.

Un “messager des âmes”

Le Coq est un des personnages les plus populaires de l’imagerie chinoise. Animal bienveillant, il appelle les poules quand il découvre une abondante nourriture et, picorant insectes et vermine de toutes sortes, il protège les récoltes et détruit un grand nombre des germes de maladies que ces bestioles propagent.

Protecteur, il est aussi “messager des âmes” et joue un rôle de première importance dans le traitement de maladies graves et dans les funérailles dans certaines régions chinoises. De par son cri qui vainc les forces de l’ombre, et son chant qui annonce le lever du soleil, il a le pouvoir de «rappeler l’âme du malade ». Le peintre Jin Zhilin raconte dans La Poupée porte-bonheur que dans le Gansu, pour soigner un enfant malade on utilise un ruban de tissu rouge sur lequel on a écrit le nom du malade, et que l’on attache à la patte d’un coq. On appelle ensuite à grands cris « Reviens, reviens ! » Une personne rentre alors, portant le coq qu’on pose sur le malade, avant de le remporter par le même chemin.

Lors des funérailles, l’on dépose aussi dans certaines régions un coq blanc sur le cercueil, ceci pour éloigner les démons au moment où l’âme cherche encore son chemin vers le ciel. Et une coutume veut que lorsqu’une personne décède hors de son village, on ramène sa dépouille mortelle dans un cercueil avec au-dessus un coq qui, lui, a la charge de ramener l’âme du défunt.

Dans la province du Yunnan, les petits chats-des-tuiles, monstres en poterie que l’on place sur les toits pour repousser les démons ne deviennent efficaces que lorsque le sorcier leur a sacrifié un coq au plumage rouge, dont il a arraché la tête de ses dents et laissé couler le sang sur les yeux, les oreilles, la gueule et le museau du chat qui pourra alors remplir son office d’exorciste.

Un emblème solaire et viril

À côté de son rôle de messager désarmé, le Coq est aussi “un emblème solaire et viril, probablement en raison de sa fonction d’annonciateur de l’aurore. Il symbolise le renouveau, la résurrection des êtres, la victoire sur l’obscurité avec son cortège de monstres et d’influences maléfiques”, nous dit Jin Zihin.

Une légende raconte que lorsque l’oiseau Yang du soleil chante, tous les coqs chantent en réponse sur la terre. Ils effraient de leurs cris les démons et autres âmes errantes qui profitent de la nuit pour se répandre.

En tant qu’animal solaire, le Coq représente le principe mâle Yang alors que le lapin dans la lune représente le féminin Yin. Les poupées porte-bonheur en papier découpé des provinces centrales de la Chine sont souvent représentées avec des lapins et des coqs. On les confectionne pour s’attirer chance et prospérité.

Une jeune fille tenant le coq dans ses bras évoque ainsi l’union du couple

Le Coq, solaire, est aussi un symbole viril. Il évoque le sexe masculin et se trouve représenté à l’intérieur du palanquin qui emporte la mariée chez son nouvel époux. Une jeune fille tenant le coq dans ses bras évoque ainsi l’union du couple.

Le Coq est à l’origine d’autres symbolismes : la représentation d’un coq (gongii) qui chante (ming) signifie pas homophonie mérites et gloires (gong-ming). La crête du coq est homophone de fonctionnaire (gwan) et exprime le vœu que celui à qui l’on offre un coq avec une crête importante devienne fonctionnaire. Un coq avec cinq poussins à côté de lui indique qu’en tant que père, on doit instruire ses cinq fils (Dictionnaire des symboles chinois).

Nous entrons donc dans l’année du Coq avec le Nouvel An chinois 2017, une année qui, si l’on en croit les astrologues, sera placée sous le signe de l’optimisme, mais pendant laquelle il faudra rester prudent et se garder de projets trop grandioses et de spéculations hasardeuses. À chacun donc de consulter les astres pour savoir s’ils lui seront favorables.

Source: Courrier International

By | 2017-01-29T14:15:36+00:00 28 janvier 2017|Inspiration|1 Comment

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One Comment

  1. Jo Belcantaux janvier 30, 2017 at 13:40 - Reply

    J’aurais aimé un commentaire plus poussé en ce qui concerne les différentes sortes de coqs. Je suis coq de bois, cette année est l’année du cop de feu, etc. Quelles différences ?

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