La vraie signification de la Saint Valentin

La vraie signification de la Saint Valentin

Dans quelques jours, nous célébrons la fête de Saint-Valentin. Hormis le fait que nous sommes sensés régaler notre bien-aimé avec du chocolat, des fleurs ou une sortie au resto, nous ne connaissons pas vraiment l’origine de cette fête ou du Saint qui a donné son nom à la fête de l’amour. Redonnons du sens à cette célébration et allons regarder d’où vient cette fête et quelle est sa réelle signification.

La fête de Saint-Valentin a reçu son nom d’un prêtre Romain du troisième siècle de notre ère qui servait sous l’empereur Romain Claudius. La légende raconte que l’empereur Claudius avait remarqué que les hommes célibataires étaient de meilleurs soldats que les hommes mariés, qui étaient trop préoccupés par leurs femmes pendant le combat, donc il avait décrété que les jeunes hommes ne pouvaient plus se marier. Le prêtre chrétien Valentin aurait quand même continué à marier les jeunes couples secrètement, ce qui explique pourquoi il est associé à l’amour romantique. Cette décision en défiance du pouvoir en place lui aurait aussi valu sa mise en prison et mise à mort. Martyrisé depuis sa mort au nom de l’amour, les gens auraient fêté la Saint Valentin en son hommage et en hommage à l’amour romantique.

Avant l’apparition de saint Valentin par contre, les Romains célébraient déjà la fête de Lupercalia. Une fête qui avait lieu le 15 février, à l’occasion de laquelle les gens purifiaient leurs corps et maisons, ainsi que l’énergie de la ville dans laquelle ils habitaient, pour chasser les mauvais esprits et laisser la place à la bonne santé et la fertilité. Lupercalia était organisé en honneur de Lupa, la louve qui a élevé Remus et Romulus, les fondateurs de Rome et du dieu païen Faunus, un dieu rural qui apportait abondance dans les champs et les troupeaux et qui montre de grandes similitudes avec le dieu grec Pan. Plus qu’une célébration de l’amour, c’était surtout une célébration de la nature sauvage de l’homme, l’instinct de reproduction et d’accouplement. On retrouve cette symbolique d’ailleurs même en quelque sorte chez Saint Valentin, puisque dans certaines parties de l’Europe il est toujours invoqué par les apiculteurs, montrant son lien avec la fertilité.

Prédatant encore la fête de Lupercalia, il y avait la fête de Februa pour les habitants de ce qui est aujourd’hui l’Italie. Februa était un rituel de purification par l’eau, fêté autour de la deuxième pleine lune de l’année, qui avait tellement d’importance qu’il a donné son nom au mois de février.
Même s’il n’y a pas d’indications claires là-dessus, ça serait logique qu’avant les célébrations païennes romaines, il y ait eu des rituels druidiques pour célébrer la fertilité. Au niveau de la date, La fête de Saint-Valentin tombe dans la période d’Imbolc, le rituel druidique organisé en honneur de Brigid. À Imbolc, la déesse Brigid rallume les feux de la terre pour réanimer la nature après le sommeil d’hiver, pour refaire circuler les jus et la sève et pour réveiller l’instinct de reproduction pour que le monde puisse reprendre vie et refleurir au printemps. Il serait cohérent que cette énergie de fertilité trouve un point culminant au moment de la pleine lune suivant la célébration d’Imbolc, puisque les rituels druidiques inauguraient toujours une période qui était porteur de l’énergie qui était placé au moment du rituel. Imbolc aurait ainsi déclenché un processus qui suivait le mouvement cyclique des saisons et de la lune.
D ‘ailleurs, on retrouve la notion de purification dans la fête d’Imbolc, car Brigid purifie la terre par le feu et par l’eau des sources sacrées pour que la nature puisse reprendre vie dans un environnement sain et purifié. Dans les anciens temps, ça aurait été la période où des couples désirant des enfants feraient des rites de purification pour clarifier et canaliser leur énergie sexuelle et pour créer et accueillir une nouvelle vie dans les meilleures circonstances.
Si le mariage ou l’amour de couple était vu comme quelque chose de hautement romantique ou était fait par opportunisme ou pour des raisons religieuses dans certaines époques, la décision de se mettre en couple et de partager son énergie, son corps et son espace vital avec quelqu’un n’aurait pas été une décision banale, mais un acte sacré dans des époques avec plus de conscience.

L’amour en notre ère

La fête de l’amour romantique a donc trouvé son origine dans les rites de fertilité païens et prépaïens, pour être transformée dans une célébration de la luxure à l’époque de l’Empire romain ensuite jusqu’à être rayée par l’église de Rome, pour finalement retrouver son chemin dans les meurs des gens sous la forme d’une célébration dédiée au romantisme et à l’amour romantique et idyllique.

C’est intéressant à noter que dans notre époque la fête de Saint Valentin est devenue un concept hautement idéalisé et romantique. Les « rituels » que nous faisons aujourd’hui pour célébrer la fête de l’amour sont très shakespeariens. Comme si on jouait tous à Roméo & Juliette : on se prépare pour une pièce de théâtre autour de l’amour, avec un décor fait de velours, dentelle et peint en rouge. Quelque part, l’amour physique fait toujours partie de la célébration, mais l’amour charnel est plutôt présent en sous-texte, caché dans les coulisses de cette fête de l’amour courtois.

Ce que nous avons perdu en route, par contre, est notre lien à la nature, nous ne faisons aujourd’hui absolument plus le lien entre le réveil de notre sexualité et le rapprochement de notre amoureux et le réveil de la nature, l’instinct de reproduction et l’élan de renaissance qui émerge tout autour de nous. Un autre aspect que nous avons perdu à travers les siècles est la conscience de vie cyclique et la connaissance que le mois de février est le mois de la purification et du nettoyage. La déesse Brigid brûle l’ancien et elle appelle la pluie pour rincer et adoucir. L’énergie du mois de février et l’énergie du phénix : brûler l’ancien pour permettre au nouveau de prendre racine dans un terrain pur et sain. On fait le deuil des énergies du passée, on lâche ce qui ne nous sert plus et on nettoie le corps, l’âme et l’esprit pour repartir avec un nouvel élan. Les anciens peuples auraient certainement eu cette conscience, étant beaucoup plus proches de la nature, ils auraient appliqué les mêmes introduits les cycles qu’ils observaient autour d’eux dans leurs propres vies aussi.

L’énergie du mois de février active et agit sur le premier et deuxième chakra. Notre rapport à la matière, notre rapport à la chaire et à l’autre est purifié pour retrouver un nouvel équilibre. Il est essentiel d’avoir trouvé un équilibre dans ces deux premiers chakras avant de pouvoir construire des relations durables avec soi ou avec d’autres personnes. Pour la même raison qu’on faisait les rituels de purification avant : on ne peut rien construire de solide sur un terrain pollué ou déséquilibré.

On peut voir la fête de Saint Valentin comme un rappel de l’amour, et ce rappel peut valoir pour tout le monde, pas uniquement pour les gens qui sont en couple, car l’amour de couple commence par l’amour de soi. Sans avoir trouvé une cohabitation harmonieuse et paisible dans son propre couple intérieur, il est inutile d’aller à la recherche de l’amour à l’extérieur de soi, car ce qu’on trouvera ne sera jamais assez pour combler le manque créé par le déséquilibre intérieur. Le véritable amour ne peut naître que quand on n’a plus besoin de l’autre, mais quand le fait de cheminer ensemble est un choix qui naît purement du libre arbitre des deux personnes et pas d’une nécessité ou une fragilité intérieure. Cet amour de soi qu’on ressent à l’intérieur peut alors trouver son écho tout naturellement dans notre comportement et nos engagements avec les autres, dans la façon dont nous traitons notre environnement naturel et dans nos échanges avec tout ce qui nous accompagne sur cette planète.

L’amour de couple donc pas comme quelque chose qui limite ou qui met un cadre, mais comme une opportunité de partager l’amour qu’on a déjà pour soi avec d’autres personnes. L’amour pas comme un sacrifice ou un compromis, mais l’amour comme véhicule d’expansion, partagé sans peur pour le perdre, car l’amour se décuple quand on le partage. Finalement, ce qu’on voit à travers les siècles et à travers différentes traditions, c’est qu’on a essayé de limiter l’amour à un de ses aspects, de le réglementer, de mettre l’amour dans une case, comme on le fait avec l’être humain. Comme on a oublié notre propre multidimensionnalité, on a oublié aussi que l’amour ne répond pas à des règles, que l’amour est illimité, tout comme nous le sommes. Les sentiments tendres et gestes romantiques font partie de l’amour, mais l’amour est tellement plus que ça. L’amour est la complicité, la compassion, la joie, le respect, la sexualité joyeuse et profonde, la fertilité et l’expression de notre nature sauvage tout comme l’amour est douceur et même parfois l’eau de rose. L’amour est une rencontre d’âme à âme, le fait de s’élever mutuellement. L’amour est cohésion sociale, le ciment de cette terre et de cette réalité, car il nous fait voir que nous sommes connectés à tout ce qui vit sur cette planète. L’amour est notre raison d’être et notre raison d’incarnation est de retrouver cette nature véritable.
L’amour ne se limite donc pas à un jour dans l’année, au contraire, on peut l’exprimer tous les jours en vivant depuis le cœur, en laissant tous nos actes, mots, décisions et créations trouver leur origine dans notre cœur. Notre vie peut ainsi devenir une célébration de l’amour et nous son expression.

By | 2017-02-13T07:39:13+00:00 9 février 2017|Inspiration, Textes inspirants|0 Comments

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Tisseuse d'inspirations et de rêves, je crée des étincelles et connexions entre le monde intérieur et les perceptions extérieures, entre esprit, âme et corps. Les fils rouges de mon tapis multicolore sont le chemin du féminin sacré et la quête de l'harmonie avec comme principaux motifs l'émerveillement, la magie et la simplicité.

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