Retour à Avalon

Retour à Avalon

Nous avons atterri sur le sol européen depuis quelques semaines maintenant. Nous venons de faire un passage à Bugarach et Rennes-le-Château, où nous sommes passés par des initiations afin de pouvoir arriver à notre prochaine destination avec le coeur grand ouvert: Glastonbury. Il y a quelque temps nous avions reçu le message de commencer les enseignements. Nous savions que le lieu de transmission serait important, autant pour nous que pour les participants. Quel meilleur endroit pour commencer que le pays mythique d’Avalon?

Ainsi soit-il et le 24 octobre nous débarquons à Glastonbury, pays de merveilles, centre du monde et du chakra du coeur de notre planète. Il fait nuit quand nous arrivons et nous sommes une fois n’est pas coutume mal préparée. En effet, nous n’avons pas téléchargé la carte hors ligne pour trouver le chemin. Nous avons donné la priorité à une assurance accident plutôt qu’au GPS… Après quelques heures à tourner en rond et après avoir demandé de l’aide aux seules « personnes » que nous avons croisées dans la rue, un gnome et un sorcier, nous renonçons au lit douillet que nous avions réservé et nous décidâmes de dormir dans la voiture, stationnée juste en bas du Tor, un peu en dehors du centre de Glastonbury. Première nuit forte en énergie avec des rêves de vies antérieures vécues à cet endroit et malgré uniquement 5 heures de sommeil dans une voiture humide. Nous nous réveillons en pleine forme. Le séjour commence bien.

Nous nous aventurons dans le centre-ville, qui ressemble à un village de gnomes en plein jour: il y a plus de boutiques ésotériques que de boutiques « normales ». Tous les bâtiments sont peints en différentes couleurs. Il y a des décorations avec de magnifiques peintures murales, des pierres précieuses incrustées dans les murs, etc. Les gens sont gentils, accueillants et différents, sans nommer cette différence…
Le soir même on va prendre un « pint of lager » au pub « George & Pilgrim » et on s’immerge dans la couleur locale. Nos yeux se régalent, nous sommes entourés de femmes avec des longs cheveux gris argent habillées dans des robes de velours pourpre ou noir, des jeunes Anglais « typiques » avec des maillots de foot qui boivent un verre avec un gars qui ressemble à une momie (bandages inclus) assise sur un trône et le serveur pourrait être le gardien de cimetière sorti tout droit d’un film de Tim Burton. Pendant la soirée je m’offre une séance avec une médium qui fait des consultations dans le bar (et qui, contrairement à son look folklorique, était très impressionnante au niveau ressenti).
On se dit « Si un jour on se décide de faire un film sur les fantômes, ce bar serait le décor rêvé ». On n’a même pas fini la phrase que l’on découvre un article sur le mur parlant d’un touriste ayant visité le bar et qui a pris un selfie avec un fantôme sur la photo. Ce fantôme est peut-être un des moines qui a vécu dans l’abbaye de Glastonbury. Il fait toujours le voyage souterrain dans le tunnel qui relie l’abbaye avec le pub?
Qui a besoin de voir ou lire Harry Potter quand on peut aller à Glastonbury?

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Tout comme le coeur humain, cet endroit est le moteur énergétique pour tout un organisme que nous appelons « la terre ». Depuis ce centre de l’énergie est envoyée, comme par des battements de coeur, dans tous les autres endroits du monde, grâce à des lignes énergétiques qui, comme des artères, passent par ce point « 0 » et se répandent sur la terre. Il y par exemple la ligne qui relie Glastonbury au lac Titicaca (la première destination de notre voyage), au mont Kailas-Tibet (l’antipode d’une des dernières destinations -la vallée d’Elqui au Chili) et Uluru en Australie. Comme le coeur qui propulse le sang dans les artères et qui l’envoie dans tous les endroits du corps, Glastonbury envoie des pulsations énergétiques à travers les lignes « ley », aussi appelé les « lignes dragons » ou les « lignes du son » par les aborigènes, dans tous les coins du monde.

Glastonbury est unique dans le sens que ce lieu représente l’unité et unifie les oppositions (comme le coeur humain), il rend hommage à la complémentarité des 2 pôles de l’existence. C’est le lieu de rencontre des 2 faces de notre réalité dualiste et toutes les expressions de cette dualité. « Rien n’est impossible ici ». Le slogan semble être « vivre et laisser vivre ». Chacun sa vérité. Comme illustre bien le fait qu’ici, depuis des siècles, la religion chrétienne cohabite en paix avec les rites et traditions celtiques. Ici on célèbre et honore dieu et déesse, la sainte-trinité de homme-femme-enfant. On dit que Marie-Madeleine serait passée par ici, ainsi qu’Anna, la grand-mère de Jésus. La Sainte Famille est célébrée par les païens, comme Arthur et Guenièvre le sont par les chrétiens. Ici, on fête Pâques et Beltaine, Toussaint & Samhain, Noël & Yul. Peut-être que le plus bel exemple de cette unité entre les religions, croyances et traditions est Brigid ou Sainte-Brigitte, déesse celtique, une des Tuatha de Danan, protectrice des sources sacrées et de la poésie, sanctifiée par l’église catholique plus tard et maintenant fêtée et honorée par païens et chrétiens. Chaque année sa fête annonce la fin imminente de l’hiver et le début du printemps. L’an passé, le premier février, nous avions organisé un rituel en l’honneur de Brigid pour fêter Imbolc qui annonçait, pour nous, la fin de notre vie en Belgique et le début de notre voyage autour du monde.

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L’histoire du catholicisme à Glastonbury est apparement plus harmonieuse que dans d’autres parties du monde et n’est nullement l’histoire classique de répression de rites traditionnels. C’est plutôt une histoire d’intégration et de (ré)conciliation. Le roi Arthur n’est pas l’ennemi de Jésus, car leur quête de justice et de vérité était la même et Marie-Madeleine et Guenièvre sont toutes les deux des expressions du féminin sacré. Je ressens que l’énergie du lieu exige cette tolérance et collaboration. Tous les abbés de l’abbaye se sont intéressés à l’histoire de cette terre et aux mythes, légendes et coutumes qui ont formé le creuset unique qui est Glastonbury. La tombe présumée d’Arthur se trouve d’ailleurs sur le domaine de l’abbaye de Glastonbury. En dessous du grand autel on aurait retrouvé un grand tronc de chêne creux avec 2 squelettes dedans et une pierre avec l’inscription Hic jacet sepultus inclitus rex Arthurus in insula Avalonia (ici est enterré le célèbre roi Arthur dans l’île d’Avalon).

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Même si l’église a essayé, à plusieurs reprises, de se distancier de tout ce qui était d’ordre mythique, des esprits de la nature ou du surnaturel, à Glastonbury elle n’a jamais réussi à le faire.
Un épisode dans l’histoire de l’abbaye illustre bien se fait: en 1908 Frederick Bligh Bond était engagé par la fondation diocésaine de Bath et Wells comme maître de fouilles de l’abbaye de Glastonbury pour étudier et découvrir la nature et le but des ruines sur le terrain de l’abbaye. La fondation diocésaine venait d’acquérir les terrains de l’abbaye et l’abbaye avait été laissée à l’abandon pendant des siècles, depuis la dissolution des monastères par Henry VIII et la mise à mort du dernier abbé sur le Tor.
À la grande joie de la fondation, Frederick Bligh Bond a fait un travail remarquable et a rapidement découvert la position et l’utilisation de différents bâtiments. L’enthousiasme de la fondation diocésaine c’est ensuite un peu tempéré quand il a sorti son livre « Gates of remembrance » en 1919 dans lequel il révèle que toutes ces informations archéologiques lui venaient d’une collaboration avec un médium qui recevait des indications claires des esprits de moines et abbés décédés.

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On retrouve aussi ce double héritage païen-Chrétien sur le Tor de Glastonbury. Le Tor est un mont naturel avec 7 terrasses qui cerclent autour, fait par les hommes et utilisé pendant des fêtes et rites celtiques. Sur le Tor on voit la tour Saint-Michael, la seule partie survivante d’une église qui avait été construite sur le sommet.

Depuis le Tor on profite de vues magnifiques sur le paysage de Glastonbury et les plaines de Somerset qui sont inondées dans une mer de brouillard presque chaque soir et qui amplifient encore l’air mystique et mystérieux que Glastonbury a naturellement. On pense que l’origine du mot Glastonbury vient de glass + borough, pays de verre, qui nous fait penser à Ynis Witrin, l’île de verre mythique qui héberge les elfes et fées et qui se voile dans le brouillard pour cacher ses secrets du regard de ceux qui n’ont pas le coeur ouvert. Glastonbury était réellement entourée d’eau avant, et était donc une île entourée de miroirs (ou d’eau) et c’est grâce aux travaux de drainage de l’abbaye que les marais et estuaires autour de Glastonbury sont devenus cultivables et habitables.
Quand on regarde le brouillard voiler Glastonbury chaque jour, on n’a pas de mal à voir d’où viendra cette association. Ynis Withrin serait un autre nom pour Avalon (île de pommes), le pays mythique du roi Arthur.

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La première fois que nous décidons d’ascensionner le Tor est le soir de Samhain (Halloween). Nous donnons suite à un message que nous avions reçu quelques semaines auparavant. Samhain est le point zéro entre la saison de lumière et la saison d’ombre. On passe d’une vie qui s’exprime beaucoup à l’extérieur vers un mode de vie qui s’expérimente surtout à l’intérieur. Ce moment de l’année nous invite à faire la paix avec nos zones d’ombre et à accepter le caractère dualiste de notre existence. C’est un des moments qui montre la dynamique de donner-recevoir dans la vie, le va-et-vient de l’énergie de la vie au moment que la roue cosmique tourne. C’est un pas-sage où les voiles entre différents mondes tombent, ainsi que les voiles que nous créons autour de nous.

Si le coeur est le point de rencontre de toutes les dimensions dans le corps: intérieur/extérieur, haut/bas, passé/futur, masculin/féminin, le Tor est celui de Glastonbury. On peut le voir comme le compas du monde, l’axe ou l’aiguille qui indique le droit chemin, le chemin du coeur, et qui nous donne accès à toutes les différentes dimensions qui existent dans l’univers, juste en rentrant dans notre temple intérieur.

Une fois arrivés sur le Tor, nous remarquons que nous ne sommes pas seuls. Beaucoup d’habitants de la région sont venus pour honorer le lieu, pour rendre hommage, même si certains ne savent pas très bien à quoi. Certains sont venus pour fêter Halloween, parce qu’ils sont convaincus que le Tor est la porte d’entrée vers le monde des fées et ils espèrent en apercevoir. Peu importe la raison de leur présence, l’important c’est que les gens s’intéressent toujours aux lieux énergétiques ici et viennent toujours les rendre visite à des moments clés.
Nous cherchons une place sur le Tor, au milieu d’eux et nous nous connectons au lieu. Tout de suite nous ressentons une énergie très puissante rentrer par les pieds et monter dans tout le corps, jusque dans la tête. L’énergie est tellement puissante qu’il y a même des sensations de maux de tête, avant que tout s’apaise et que l’énergie se redistribue dans le corps.

Cette énergie ouvre en une fois le canal de lumière et ouvre tout notre être avant qu’on puisse donner, à notre tour, notre énergie au lieu. La lumière est allumée et devient éclatante et je revois toutes les étapes du voyage et tous les ressentis que j’ai eus dans les différents lieux passent la revue. Très spécial, comme si le Tor « téléchargeait » l’information que je porte en moi. Vous pouvez le comparer un peu à une clé USB qui transmet ses données à un ordinateur. Je l’ai vécu ainsi, comme un reset de données et j’ai compris qu’à l’avenir je vais retourner de temps en temps à Glastonbury pour faire le reset de toutes les données que j’ai accumulées en moi, pour les redistribuer sur la planète depuis le coeur de la terre et pour entamer une nouvelle phase du voyage, une nouvelle étape de vie.

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Une fois la transmission complétée, on lève les yeux et dans la distance Wearyall Hill attrape notre regard. Wearyall Hill, autre lieu mythique à Glastonbury. Dans les transmissions orales, ce lieu serait l’endroit où Joseph d’Arimathie serait arrivé à Glastonbury avec le Graal contenant le sang du Christ. Sur ce mont il a frappé son bâton de marche sur le sol et à cet endroit précis a poussé l’Aubépine sacrée. Sacrée parce que contrairement à toutes les autres Aubépines, celle-ci fleurit 2 fois par an: une fois au printemps comme d’habitude et une autre fois en hiver. Ils restent quelques Aubépines dites issues de greffes de cette première Aubépine sacrée, dont deux exemplaires qui sont aujourd’hui dans les jardins de l’église de Saint Jean le baptiste dans le centre de Glastonbury.

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Avançons maintenant quelques jours pour nous permettre de terminer la transmission alchimique sur l’équilibre et l’harmonie. Nous retournons sur le Tor une deuxième fois pour découvrir que c’est le moment de l’alignement de Venus et Mars. Un cadeau du ciel, le miroir de la dynamique de Glastonbury au-dessus de nos têtes et une belle confirmation de notre choix pour le lieu du premier stage. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et cette vérité est bien visible dans le paysage de Glastonbury: les constellations y sont imprimées dans la nature, parfois avec l’aide des humains. L’important n’est pas l’origine du zodiac, ce qui est signifiant c’est qu’il fait de Glastonbury, et les terres autour, un grand temple des étoiles et il montre que les étoiles miroitent les dynamiques terrestres. Comme sur tous les hauts lieux de la civilisation humaine, le lien terre-ciel est bien établi et la tour de Michael sur le Tor fait office de flèche de l’horloge et indique le mouvement du cosmos.

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Les 12 constellations sont imprimées dans le paysage de Glastonbury. Regardons de plus près la constellation d’Aquarius dont le Tor et le centre-ville font partie. Aquarius représente l’unité et est représenté par la figure du phoenix ou l’aigle dans le zodiac, les symboliques des 2 oiseaux étant en phase avec l’idée de maturité spirituelle et de réalisation de soi. Quand on suit le bec de l’aigle du verseau, on arrive aux 2 sources sacrées: la source rouge et la source blanche. Avant, les 2 sources coulaient ensemble, elles se rejoignaient là où maintenant se trouve la rue de Wellhouse Lane. Aujourd’hui elles sont donc divisées et coulent chacune de leur côté du paysage.

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La clé pour passer à un nouveau stade d’évolution humaine se trouve donc effectivement inscrite dans la constellation d’Aquarius et les lieux qui la représentent à Glastonbury: le masculin et le féminin sont complémentaire, les 2 dynamiques alimentent ensemble la roue cosmique et stimulent ainsi le flux de la vie.
Comme le paysage le suggère, nous ne vivons pas dans une sphère de dualité conflictuelle, mais bien dans une réalité complémentaire. Cette vérité cosmique était bien connue par toutes les civilisations harmonieuses et nous sommes en train d’en reprendre conscience. En Amérique latine cet équilibre est représenté par la lune et soleil ou l’or et l’argent (les statues sacrées étaient toujours faites en couple pour honorer cette dualité harmonieuse), dans la tradition orientale cet équilibre est représenté par la dynamique Yin et Yang, dans la tradition celtique et druidique cette dynamique est représentée par l’aspect cyclique de la roue de vie, dans l’origine du Christianisme c’est l’équilibre Jésus – Marie-Madeleine, en Égypte c’est Isis-Osiris et sur la terre d’Avalon c’est le roi d’Arthur qui a uniquement réussi à garder la paix en trouvant un équilibre avec sa contrepartie féminine: Guinevere et en se mariant avec la tradition chrétienne. Ici, il n’y a pas d’opposition, il y a complémentarité.
Dans la logique de l’évolution planétaire que nous sommes en train de vivre, les 2 sources se retrouveront un jour et couleront de nouveaux ensembles, ainsi représentant l’harmonie retrouvée sur la terre.

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Le symbole qui a été choisi pour représenter le Chalice Well, la source féminine, est la Vesica Pisces: la rencontre de 2 cercles, 2 principes différents (masculin-féminin, esprit-corps, matière-esprit, ciel-terre, ombre-lumière) et l’unité ou la rencontre des 2 au milieu. La Sainte Trinité: homme-femme-enfant ou le principe 1 et le principe 2 (son miroir) qui se rencontrent au milieu pour créer le troisième élément. La vesica pisces est entourée d’un cercle représentant notre monde ou l’univers. La dualité qui existe à l’intérieur de l’unité et qui donne naissance à l’unité, etc. etc. Le fractal infini.
Ce symbole est ensuite transpercé au milieu par une flèche, qui représente l’épée de Michael ou Excalibur du roi Arthur, l’épée de la vérité, la voie du milieu qui remet les choses à leur juste place. C’est l’axe ou l’aiguille qui indique le droit chemin, le chemin du coeur et qui donne accès à toutes les autres dimensions qui existent dans l’univers.

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Nous sommes le dernier jour de notre séjour à Glastonbury et Jean-Baptiste et moi nous retrouvons dans le jardin de Chalice Well, la source rouge. C’est la réhabilitation d’une source sacrée, il y a 4 ans, qui a déclenché le début de notre mission de vie. Ensuite, c’était notre union druidique, et la transmission du druide qui nous ont aidé à préparer le mariage, qui a scellé notre direction commune. C’est la voie de l’harmonie que nous avons choisie et manifester et montrer les différents chemins pour amener l’harmonie fait partie de notre chemin de vie.

Il y a 7 mois, nous avons commencé le voyage avec l’organisation du rituel d’Imbolc qui était soutenu par l’énergie de Brigid et depuis nous avons cheminé à travers Beltaine et Lughnasad pour arriver à Glastonbury au moment de Samhain et retrouver l’énergie de Brigid sur les terres celtiques.
Ici, des étoiles plein les yeux et remplis de l’émerveillement que nous avons vécu ces derniers jours, on prend conscience que le premier cycle de notre voyage alchimique vient de se clôturer et qu’un nouveau cycle débute, vers des nouvelles aventures, des nouveaux horizons.

By | 2016-11-22T22:32:24+00:00 14 janvier 2016|Europe, Voyage|0 Comments

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Tisseuse d'inspirations et de rêves, je crée des étincelles et connexions entre le monde intérieur et les perceptions extérieures, entre esprit, âme et corps. Les fils rouges de mon tapis multicolore sont le chemin du féminin sacré et la quête de l'harmonie avec comme principaux motifs l'émerveillement, la magie et la simplicité.

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