Retrouver l’abondance

Retrouver l’abondance

Nous vous parlons beaucoup de fluidité (Pravaha). Qu’est ce qu’on veut dire avec ça? La fluidité, l’abondance, est l’état naturel de l’être humain, de la terre, de tout ce qui vit. Ressentir Pravaha (fluidité) veut dire qu’on peut se laisser porter par la vie, qu’on arrête de lutter et qu’on se laisse couler librement avec le flux de la vie (en lieu de nager contre le courant de la vie). Ça veut dire aussi qu’on a naturellement accès à un état d’ouverture d’esprit et de conscience et qu’on voit et ressent la connexion entre toutes les choses. Il s’agit donc de laisser faire la vie ce qu’elle fait naturellement. Facile, non?
En réalité, c’est devenu la chose la plus difficile pour l’être humain: lâcher prise, cesser de vouloir contrôler, accepter qu’on ne prévoie pas ce qui vient. Et pourtant, elle se trouve bien là, la clé du bonheur, de l’abondance.

Nous avons tous un nombre d’obstacles et un nombre de vecteurs à la fluidité dans notre vie et pour retrouver l’abondance il suffit de limiter le nombre d’obstacles au minimum et d’introduire un maximum de vecteurs à la fluidité. Ci-dessous vous trouvez quelques exemples pour illustrer en quoi consiste un catalyseur et en quoi consiste un obstacle à la fluidité.

Les obstacles à la fluidité

imagesUn obstacle à la fluidité est tout ce qui bloque, restreint, limite le flux de la vie. Tout ce qui se trouve dans la sphère des interdictions et obligations. En gros, c’est tout ce qui éloigne un sujet de sa propre vérité, de son propre être, pour imposer une vérité extérieure au sujet.

Trop de protocole/trop de règles: Une règle (peu importe si l’intention de la règle est bonne) est souvent une imposition d’une vérité à un, ou plusieurs, sujet(s). Rares sont les règles qui sont le résultat de consensus (et donc d’un processus dit « démocratique »), et plus communes sont les règles qui sont le résultat de la vérité d’une minorité (fraction de gouvernement, lobbies, comité de direction, parents) qui sont imposées à une majorité. La règle bloque la fluidité et installe une rigidité dont seulement l’austérité peut être le résultat. Souvent la raison pour cette « névrose de règles » est un manque de confiance et l’énergie de base de ces règles est la peur.
Quand on regarde ce qui se passe en Europe actuellement, c’est exactement ça. Notre vie, notre économie a complètement perdu sa fluidité et on commence à ressentir l’austérité et le manque. On vit dans une société qui est de plus en plus sclérosée par les règles, par la législation, par les papiers. Pour contrer à l’austérité, les gouvernements européens inventent encore des règles supplémentaires (fondées dans la peur), ce qui est exactement le contraire de ce qu’il faudra faire pour sortir de l’impasse….

Les frontières: Les frontières physiques et morales sont toujours des puissants barrages d’énergie. C’est facile à voir à les frontières des pays: il y a des embouteillages quand on veut rentrer ou sortir d’un pays, il y a des papiers à remplir, on doit se procurer des visas, on ne peut pas apporter ce qu’on veut: ce sont des limitations et des pertes de temps assez flagrantes.
Et la même chose se passe aussi quand on se sépare trop de la société et quand on commence à former des groupes qui sont fermés hermétiquement à tout ce qui est « différent ». Le danger des groupes, par exemple les countryclub, les religions, les nationalités, les associations professionnelles…, est qu’on confond son identité personnelle avec l’identité du groupe, le résultat étant invariablement qu’on se ferme à une partie de la réalité (volontairement ou involontairement) et qu’on n’a plus accès à une partie de l’information, de l’inspiration qui circule dans le monde. On rate des choses: des idées qu’on n’est plus capable de concevoir, des réalités auxquelles on n’a plus accès…

La démesure: Pauvreté – Richesse

img_8066-600x450Pauvreté – Laideur: La pauvreté empêche souvent les gens d’atteindre un niveau de conscience élevé. Je vous explique à l’aide d’un exemple vécu: Nous avons traversé un quartier (ou plutôt une ville dans la ville) de La Paz qui s’appelle El Alto. Vivre là-bas n’est pas un cadeau, cette ville est d’une laideur inimaginable. La réalité des gens qui habitent là-bas se résume en trois mots: poussière, pollution, saletés. Si tu es né là, la laideur est tout ce que tu vois dès le plus jeune âge. Laideur devient la réalité à laquelle tu t’identifies et tu l’adoptes comme vérité. Ces personnes ne sont plus capables de voir la beauté de la vie, car ils sont en mode survie. Ce qu’ils vont créer ensuite (dans la majorité des cas) est laideur: laideur dans les bâtiments, le comportement…
Leur vision d’eux-mêmes est réduite à une fraction de ce qu’ils pourraient être. Ils ne se respectent pas entièrement et ils ne sont donc pas capables de respecter autre chose (les animaux, la nature, les humains). Il y a une relation intime entre l’estime de soi, le traitement qu’on réserve à soi-même et à son corps et comment on traite le monde extérieur.

Richesse – Paresse: Trop de richesse peut conduire à la décadence quand on ressent le besoin de se distinguer d’autres personnes avec ses possessions. Petit à petit on construit ainsi une cage dorée qui nous déconnecte de la réalité et au final de nous-mêmes. Cette dynamique est bien expliquée dans le livre « Siddartha » de Herman Hesse: Le sage Siddartha devient riche et il sombre petit à petit dans un état de léthargie au milieu des possessions qu’il a accumulé autour de lui, jusqu’au point que son âme et son esprit commencent à s’endormir. Il s’échappe dans des divertissements, il cherche de l’adrénaline entre autres dans les jeux pour se sentir vivant, mais en réalité il ressent de moins en moins de choses.
Cette histoire est assez parlante quand on regarde le monde de célébrités ultra-riches qui se comportent comme des enfants qui s’ennuient. Ils cherchent à se divertir, à stimuler les 5 sens et ils oublient leur âme qui s’endort petit à petit.

Les croyances: Ici on ne parle pas de religion, tendance politique ou culturelle, on parle de ses croyances personnelles, de ses valeurs et ses convictions. À chaque fois qu’on bétonne ses croyances, qu’elles sont gravées dans le marbre, on bloque la réalité et on ne la permet pas d’être fluide. On empêche de nouvelles choses de rentrer dans notre vie. Quand on regarde bien la vie, rien n’est « fixe »: on naît, on âge, on grossit, on maigrit, on déménage, il y a des gens qui rentrent et qui sortent dans la vie, il y a des compréhensions qui s’adaptent, qui changent au fil des années… La vie bouge et évolue tout le temps. De la même manière, les vérités et les expériences sont toujours évolutives aussi.

Les aides à la fluidité/à l’abondance

cascade_langevin-600x399Ce sont toutes les choses/expériences qui vous approchent de qui vous êtes, qui activent le ressenti et l’intuition. Tout ce qui vous fait ressentir quelque chose et qui permet de faire le pont entre les 5 sens et le ressenti. Tout ce qui vous ouvre l’esprit, la conscience et qui vous permet d’être en mouvement, figurativement ou littéralement.

La nature: Impossible de se retrouver dans un bel endroit dans la nature ou dans un paysage impressionnant sans ressentir des choses. On est automatiquement émerveillé, on ressent des choses, on se connecte à ce qui nous entoure, on se reconnecte à la vie et à nous-mêmes.
Souvent l’homme contemporain ressent cette connexion uniquement de temps en temps: pendant les vacances ou quand il « coupe » avec la vie active pour aller se ressourcer dans la nature. Plus on ressent cet état « naturel », plus qu’il sera facile de retrouver la fluidité dans la vie.

Les animaux: Les animaux sont restés connectés à leur ressenti, c’est leur boussole dans la vie. Un animal ne triche pas, il vous montre ce qu’il ressent de manière spontanée, ce qui lui donne une qualité d’innocence. Le contact ou la proximité d’un animal nous réconforte dans l’idée qu’on puisse montrer ce qu’on ressent et nous permet de casser les barrières qu’on a construites autour de notre état naturel. L’absence de jugement de l’animal nous permet d’être pleinement nous-mêmes et nous allons copier (en partie) le comportement de l’animal. (par exemple des gens très sévères qui s’adoucissent en présence d’un chien ou les gens qui imitent des singes dans les zoos) et inversement: si nous sommes stressés, un animal en notre présence ressentira ce stress et nous le fera projettera à son tour. Les animaux sont donc en même temps un bon baromètre de notre état mental.

L’art: Tout oeuvre d’art (peinture, théâtre, poésie, littérature, musique, film…) qui nous émeut, qui nous touche, qui nous transporte, qui nous fait ressentir. L’art a la capacité de nous reconnecter à nous, de nous faire ressentir, de nous reconnecter aux émotions dont on se coupe souvent pour « fonctionner » (survivre) dans la société actuelle.
J’ai par exemple vraiment été émue à l’exposition de Chagall à Bruxelles. Je trouve que l’artiste a vraiment réussi à matérialiser son ressenti, ses émotions dans ses oeuvres. Quand on voyage dans l’expo, on voyage dans le temps et on ressent les traumatismes de guerre, l’amour, les triomphes, l’espoir que l’artiste a vécus et ressentis. Celui qui arrive à faire voyager ainsi les spectateurs et les emmener dans son monde intérieur est un grand artiste.
L’art fonctionne également en tant que baromètre du collectif par le contenu et la thématique des oeuvres qui sont produites. On peut voir si une civilisation est en croissance ou en déclin en fonction de l’importance que l’art prend dans cette société. L’art est la première chose à perdre son importance quand une civilisation commence à s’éteindre.

La beauté: Être entouré de jolies choses et être dans un endroit joli nous imprègne de beauté. Vous vous sentirez certainement plus accueilli par exemple dans un endroit qui est bien entretenu et qui est décoré avec soin. Il n’y a rien de superficiel là-dedans: ça vous montre que le propriétaire du lieu se charge du lieu avec amour, qu’il se respecte et qu’il vous respecte assez pour vous accueillir ainsi. Il n’y a pas de surprises, la manière dont on entretient notre corps, notre maison, etc. est souvent une indication de comment on se ressent à l’intérieur. C’est agréable de construire sa maison avec des jolis matériaux, d’acheter des belles plantes… et si on reçoit quelqu’un qu’on aime c’est agréable de faire un bon plat à manger, de décorer la table pour entourer notre hôte de beauté. Il y a une logique derrière tout ça: si on s’entoure de beauté, la beauté devient la réalité à laquelle on s’habitue, elle devient notre vérité et tout au long de notre vie on va chercher à la reproduire et à adapter notre comportement à ce qu’on ressent et voit à l’extérieur de nous.

Hors catégorie

La famille/les amis: Hors catégorie parce que c’est un double tranchant. Si on arrive à entretenir des liens avec nos proches dans un esprit de transparence, d’honnêteté, de respect et d’acceptation de 100% de ce qu’ils sont, alors l’échange de mots, de ressentis, d’émotions devient un vrai vecteur de fluidité. Il n’y a rien qui peut stimuler l’évolution d’un être humain qu’un autre être humain: un vrai échange dans l’ouverture peut nous faire réfléchir, peut nous apprendre plein de choses et ouvrir notre champ de vision.

Par contre: si on projette nos souhaits, nos attentes sur une autre personne, si on commence à mettre des restrictions, à « vouloir » certaines choses de cette personne, on est en train d’imposer notre vérité sur quelqu’un d’autre. Dans ce cas on devient un vrai obstacle à la fluidité dans la vie de l’autre personne. Quand on se rend compte qu’on devient obstacle dans la vie de quelqu’un d’autre (dans la plupart des cas bien intentionné) et on ne parvient pas à adapter notre comportement, la meilleure chose à faire est de prendre un peu de distance et de laisser « respirer » le lien qu’on a avec l’autre personne.

Quand vous avez l’impression qu’un proche vous freine dans votre liberté, gardez en tête que c’est probablement fait avec des bonnes intentions. Dans la majorité des cas ce n’est pas notre intention de freiner un de nos proches dans sa vie et tout le monde a déjà été catalyseur et obstacle de fluidité pour quelqu’un d’autre, volontairement ou involontairement.

Ce qui est important est de continuer sa voie, malgré les opinions, avis, commentaires des gens qu’on aime. La meilleure manière de leur faire changer d’avis n’est pas de rentrer dans la discussion, mais de démontrer qu’on est plus heureux en suivant son coeur.

Ne vous focalisez pas sur vos obstacles, mais devenez plutôt un catalyseur de fluidité dans la vie d’autres personnes. ♥

By | 2016-11-07T13:34:15+00:00 18 avril 2015|Inspiration|0 Comments

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Tisseuse d'inspirations et de rêves, je crée des étincelles et connexions entre le monde intérieur et les perceptions extérieures, entre esprit, âme et corps. Les fils rouges de mon tapis multicolore sont le chemin du féminin sacré et la quête de l'harmonie avec comme principaux motifs l'émerveillement, la magie et la simplicité.

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